Dossier Pratique : Piles rechargeables, faire les bons choix

Le couple gagnant

Nous avons tous, au quotidien, l’usage de piles « battons » (que nous appelons AA, LR6, LR2 AAA, …) :

  • télécommandes de télévision, médiacenter, lecteur DVD, box Internet…
  • périphériques sans fil de votre ordinateur, clavier, souris
  • appareils photos, qu’il soit Reflex ou compact
  • jeux télécommandés

Alors, souvent, on utilise des piles normales, alcalines ou salines, et parfois on choisit des piles rechargeables, NiCd, LiIon, … Je vais essayer ici de partager quelques informations collectées à gauche et à droite.

Première question à se poser : piles normales ou piles rechargeables ?

J’ai trouvé ce comparatif intéressant : http://www.consoglobe.com/piles-alcalines-jetables-vs-piles-rechargeables-2787-cg

Comme vous avez pu le lire, une pile coûte « cher » en énergie à produire. Une pile normale ne permettra de restituer cette énergie qu’une seule fois. Une pile rechargeable le permettra de nombreuses fois. Faisons un petit comparatif rapide :

Piles normales alcalines Piles rechargeables NiMh
Coût d’achat 0,40 € 3,50 €
Coût pour 10 utilisations 4,00 € 3,50 €
Coût pour 50 utilisations 20,00 € 3,50 €

Bon, vous l’aurez compris, je suis plutôt favorable aux piles rechargeables 😉 Avec un bémol tout de même. Une pile rechargeable se décharge même si on ne s’en sert pas, ce qui n’est quasiment pas le cas des piles normales. Donc, préférez des piles normales dans vos télécommandes, dans un radio réveil, dans une lampe de poche. Et dès que ça consomme un peu plus (appareil photo, jeu, …), favorisez les piles rechargeables.

Seconde question : comment choisir ses piles rechargeables ?

La technologie : le NiMh semble le bon choix

Vous constaterez rapidement qu’il y a trois types de piles rechargeables dont deux, les NiCd et NiMh, sont couramment vendues dans nos boutiques :

  • NiCd (prononcer NiCad) : ces piles sont une ancienne génération, elles ont la mauvaise habitude d’avoir un effet mémoire (ne se rechargent plus complètement d’utilisation en utilisation). A éviter.
  • NiMh (prononcer N-I-M-H) : ces piles sont plus récentes, elles n’ont beaucoup moins cet effet mémoire mais ne supportent pas les trop hautes températures. Cette technologie est adaptée aux piles.
  • Li-ion (prononcer Li-Ion) : ces piles sont plus efficaces que les NiMh, auraient un impact moindre sur l’environnement et ne sont pas sensible à l’effet mémoire, mais sont aussi plus cher et sensibles à la surchauffe. Elles sont plutôt adaptées aux batteries de smartphones pour le moment, mais nous les trouverons bientôt dans nos supermarchés.

La capacité : 2000 mAh environ

Une autre information concerne la capacité de ces piles, elle est exprimée en mAh. En toute logique, une pile de 2100 mAh stockera 3 fois plus d’énergies qu’une pile 700 mAh, et demandera 3 fois plus de temps de chargement. Un choix de capacité assez élevé permettra de diviser par 3, dans ce cas, le besoin en nombre de piles. C’est donc meilleur pour l’environnement.

Pour les piles NiMh, vous trouverez facilement des piles d’environ 2000 mAh. C’est la capacité minimum à prendre (enfin, vous avez aussi le droit à 1900, mais évitez en dessous).

Le type : préférez le LSD

Non non non, je ne vous incite pas à prendre de la drogue. Comme je le disais un peu plus haut, les piles rechargeables ont tendance à se décharger même si on ne s’en sert pas. Il y a une technologie « Low Self Discharging » (Faible Déchargement Seul) qui permet à la pile de ne pas se vider toute seule.

Vous trouverez tout un guide sur ces piles : http://www.olivierhuet.fr/blog/20130512/choisir-des-piles-rechargeables-nimh-lsd-les-interets-des-accus-a-faible-auto-decharge-fad-lsd-pour-low-self-discharge-en-anglais-exemple-sanyo-eneloop-varta-ready2use/

Les LSD sont souvent un peu plus cher en magasin Personnellement, j’utilise maintenant très souvent des Eneloop, et j’en suis très content. Je vous explique pourquoi. J’ai un appareil photo Pentax K200, un appareil Reflex très sympa, qui utilise des piles. J’avais des piles rechargeables classiques avec de grosses capacités (certaines jusqu’à 2700 mAh). Mais dès que je prenais l’appareil après une semaine ou deux d’inactivité, je n’avais plus qu’à remettre mes piles à recharger. Depuis que j’ai des Eneloop, j’ai l’impression de ne presque jamais les rechargées ! Un vrai bonheur.

Troisième question : quel chargeur choisir ?

Vous avez choisi vos piles, mais quel chargeur utiliser ?

Une batterie, c’est comme un réservoir de voiture, ça se remplit, mais il ne faut pas déborder, sinon ça abîme la pile. Alors, le chargeur doit s’avoir s’arrêter tout seul. Ils le font quasiment tous, mais c’est « obligatoire ».

Votre appareil « consommateur » va utiliser les piles que vous lui avez fourni sans les différencier. Mais sur ces piles, chacune a des qualités qui lui sont propres et donc se décharge pas tout à fait de la même façon que sa voisine. Il est donc indispensable que votre chargeur gère chaque pile indifféremment.

Votre batterie n’aime pas être non plus gavée, entre 200 et 500 mAh, ça semble pas mal d’après plusieurs spécialistes. Il ne faut aller plus vite qu’en cas de besoin urgent.

Et puis, quelques options en plus sont vites très utiles :

  • la visualisation de la tension de la pile (plutôt que juste « chargé / déchargé »)
  • la capacité mesurée de la pile (et la capacité de charge)
  • une fonction pour rafraîchir (faire plusieurs cycles de charges / décharges) votre pile, et donc améliorer sa longévité

Il y a un site qui liste des modèles très intéressants : http://www.olivierhuet.fr/blog/20130502/choisir-un-chargeur-intelligent-nimhnicd-lacrosse-rs-1000-powerex-mh-c9000-nx-ready-apple-energizer/

Personnellement, j’ai un Lacross 900 depuis 2009 et, à part un petit soucis de connecteur pour le brancher (il faut parfois le débrancher et le rebrancher), il fonctionne très bien et j’en suis grandement satisfait. J’ai pu récupérer quelques piles « mortes » et conserver la majorité de mes piles en bon état. Son grand frère, le Lacross 1000 semble être du même acabit, ainsi que son petit frère, le 700, qui répond à pas mal de besoins, sauf les charges d’urgences.

Le couple gagnant

Pour moi, je couple gagnant « grand public » pour s’équiper avec de la bonne qualité pour un prix raisonnable :

  • Un chargeur LaCross 700
  • Des piles Eneloop

Et si vous êtes exigeants, la version 1000 du LaCross !

Le couple gagnant
Le couple gagnant

 

 


Projet Loupe Numérique – Etape 4 : Logiciel adapté

Ecran normal de la loupe

La création est en cours…

Au démarrage du Pi, il y aurait l’affichage au bout de quelques secondes de l’écran « loupe ».

Ecran normal de la loupe
Ecran normal de la loupe (c’est une illustration, la caméra n’a pas encore cette capacité)

La petite croix en haut à droite permet d’arriver sur un écran qui permet de quitter l’application :

Menu pour quitter l'application
Menu pour quitter l’application
  • Le bouton bleu renvoie sur le 1er écran (et donc retourne à la loupe)
  • Le bouton jaune fait redémarrer le Raspberry (et donc relancer la loupe)
  • Le bouton orage éteind le Raspberry (mais pas encore l’alimentation…)
  • Le bouton gris ne fait rien. Mais si vraiment vous cliquez dessus (3 fois), il permet de quitter l’application et d’atteindre la ligne de commande.

A finaliser…

Il faudra aussi gérer le démarrage automatique, comme ce qui est présenté ici, idéalement trouver un système qui éteint proprement l’alimentation, et faire un joli boitier qui tient correctement l’écran, la caméra et l’éclairage du texte…


Projet Loupe Numérique – Etape 2 : Installer l’écran

Ecran normal de la loupe

La caméra est installée, maintenant nous allons installer un écran.

Choix de l’écran

J’ai profité d’une offre sur Amazon pour acheter un jour cet écran sans réelle conviction de l’utilité. C’est un écran de format 3,5 pouces, d’une résolution de 480×320 se branche sur le GPIO.

Le GPIO? Kesako que ça ? C’est l’ensemble de branchements que nous retrouvons sur un des côtés de la carte Raspberry. Cela permet d’y brancher des capteurs, des boutons, … et plein d’autres choses y compris un écran, la preuve.

Les bons côté de ce choix :

  • l’écran est de la même taille (largeur longueur) qu’un Raspberry
  • l’alimentation et le branchement sont directement gérés par le GPIO, sans ajout de câble supplémentaire
  • l’écran est tactile

Les mauvais côtés de ce choix :

  • il existe des écrans qui se branchent sur le HDMI. Le Raspberry gère nativement le HDMI, il ne gère pas directement l’interface GPIO, il faut donc bidouiller
  • l’écran ne rentre pas dans les boîtiers habituel, il aurait donc fallu anticiper et trouver directement un écran et le boitier adapté

Installation de l’écran

Raspberry éteint (« sudo halt » si des fois il est encore allumé), nous branchons l’écran sur le GPIO à son extrémité (toutes les broches de l’écran sont branchées, les broches libres du GPIO sont toutes du même côté, globalement l’écran cache la totalité du Raspberry).

En rebranchant le courant, le Raspberry redémarre mais l’écran est blanc. Il devrait bientôt afficher des choses, je vous rassure (enfin, j’espère).

Paramétrage du Raspberry

Le guide d’installation est bien disponible ici : http://www.waveshare.com/wiki/3.5inch_RPi_LCD_(A) mais en anglais.

Je vais tenter une traduction / adaptation / illustration à nos habitudes pour nous accompagner dans la démarche

  • 1. Configurer le Raspberry

sudo raspi-config

Cette commande, vous la connaissez sur le bout des doigts

Nous allons faire deux actions :

  • Etendre le système de fichier pour que Raspbian se réserve toute la place disponible sur la carte microSD
  • Définir que le Raspberry se connecte directement sur l’interface graphique et non pas la ligne de commande
L'option pour étendre la place réservée
L’option pour étendre la place réservée

Une fois l’option choisie, l’outil nous indique que la taille sera prise en compte au prochain redémarrage.

La confirmation
La confirmation
  • Nous sommes de retour sur le menu, nous choisisson « Boot Option »
  • Choix de la ligne "Boot Option"
    Choix de la ligne « Boot Options »
  • Un nouveau menu apparaît, qui nous permet de choisir entre le mode de connexion, l’attente ou non du réseau pour démarrer, ou l’affichage ou non d’un logo au démarrage. Nous allons choisir la première ligne.
  • Jusqu'où le Raspberry soit démarrer ?
    Jusqu’où le Raspberry soit démarrer ?
  • Et encore un nouveau menu : ligne de commande, ligne de commande identifié automatiquement en tant que pi, interface graphique ou interface graphique connecté en tant que pi (notre choix)
  • Le Raspberry doit aller jusqu'à se connecter sur l'interface graphique
    Le Raspberry doit aller jusqu’à se connecter sur l’interface graphique

2. Copier les drivers

wget http://www.waveshare.com/w/upload/3/3d/LCD-show-160811.tar.gz
tar xvf LCD-show-160811.tar.gz
  • wget va demander le téléchargement du fichier, indiqué en paramètre (j’espère que le lien sera bon quand vous lirez ces lignes)
  • tar xvf va décompresser le fichier passé en paramètre
Téléchargement du driver
Téléchargement du driver

Et décompression du fichier fraîchement téléchargé

Et la fin de la décompression (rapide)
Et la fin de la décompression (rapide)

3. Activer l’écran 3,5 pouces

cd LCD-show
./LCD35-show
  • cd LCD-show va nous positionner dans le répertoire créé lors de la décompression du pilote
  • ./LCD35-show va nous permettre d’exécuter le script qui était fourni dans ce pilote. Ce script va désactiver la sortie HDMI au profit de l’écran ajouté
On active la sortie vers l'écran
On active la sortie vers l’écran

Le Raspberry redémarre automatiquement, et là, votre écran affiche des choses. Et VNC recommence à vous afficher un tout petit écran malgré le paramétrage que nous avions fait sur le fichier /boot/config.txt. Mais le bon côté, c’est que VNC vous affiche ce qu’affiche l’écran, un vrai mirroir, et tellement pratique. Ne vous fatiguez pas à essayer de le modifier à nouveau, tant que la sortie est orientée vers l’écran GPIO, ça ne fonctionnera pas !

Rançon du succès : petite résolution dans VNC
Rançon du succès : petite résolution dans VNC

3-bis. Désactiver l’écran 3,5 pouces et remettre le HDMI

cd LCD-show
./LCD-hdmi
  • cd LCD-show va nous positionner dans le répertoire créé lors de la décompression du pilote
  • ./LCD*hdmi va nous permettre d’exécuter un autre script qui était fourni dans ce pilote. Ce script va, dette fois, activer la sortie HDMI à la place de l’écran ajouté qui va redevenir tout blanc au redémarrage

La résolution de VNC que vous auriez pu configurer dans /boot/config.txt est perdue, il va falloir la remettre si vous en avez besoin.

Prochaine étape

Allons afficher la caméra sur l’écran…


Projet Loupe Numérique – Etape 1 : Ajouter une caméra

Nous allons voir dans cette étape du projet un exemple de branchement d’une caméra sur un Raspberry Pi au travers un projet global, créer une loupe numérique.

Problème de départ

Quand une personne a du mal à lire un texte imprimé, le réflexe est d’utiliser une loupe… comme tout le monde. Mais la loupe, il faut aussi être bien positionné, avoir le bon éclairage, et faire la mise au point. L’idée ici est donc de proposer un petit dispositif, idéalement autonome, qui permet de faciliter la lecture de texte :

  • un Raspberry Pi pour piloter l’histoire
  • une caméra pour filmer le texte à lire
  • un écran embarqué pour afficher le texte vu par la caméra
  • et peut être une batterie ?
Faites grossir votre texte
Faites grossir votre texte

Choix de la caméra

Le Raspberry Pi a déjà un emplacement prévu pour brancher la nappe d’une caméra (une nappe est un câble plat qui est prévu, souvent, pour être brancher directement… vous allez comprendre). D’ailleurs, les créateurs de Raspberry ont également proposé assez vite une caméra adaptée au Pi.

De mon côté, j’ai choisi une caméra générique sur AliBaba : moitié moins cher, pas sûr que ça fonctionne, et on met quasiment un mois pour le savoir. Le bon côté, les projecteur infra rouge (pour la vision nocturne) sont fournis. Ca ne va pas servir pour la loupe, mais ça aurait pu pour d’autres projets.

Branchement de la caméra

Ca y est, elle est arrivée. Nous allons pouvoir la brancher dans la prise adaptée.

  • Soulevez le connecteur blanc de la prise caméra du Raspberry (délicatement)
  • Insérez la nappe de la caméra dans le connecteur, côté brillant (côté nappe non imprimé) vers la prise HDMI, côté imprimé en bleu vers la prise Ethernet.
  • Rebaissez le connecteur blanc de la prise caméra du Raspberry (toujours délicatement) pour verrouiller le câble

Le site de Framboise 314 explique aussi très bien et en image cette installation (sur la première génération de Raspberry, mais ça ne change pas) : http://www.framboise314.fr/premiere-image-de-la-camera/

Paramétrage du Raspberry

Nous nous connectons au Raspberry (comme vous avez appris à le faire au début : Mettez de la vie dans votre Raspberry) via ssh, et nous commencons par mettre à jour votre système

sudo apt-get update
sudo apt-get upgrade

Ensuite, comme nous l’avons déjà fait, nous nous lançons dans l’outil de configuration

sudo raspi-config

Dans cet écran que nous connaissons sur le bout des doigts (ou presque), nous allons pouvoir activer l’utilisation possible de la camera. Nous nous positionnons sur la ligne « Enable camera » (activer la caméra).

Choisir "Activer la caméra"
Choisir « Activer la caméra »

Nous validons que nous voulons activer l’interface de la caméra (en gros, installer les drivers et activer le branchement)

Confirmation de l'activation
Confirmation de l’activation

Apparemment, c’est bon.

L'interface de la caméra est activée
L’interface de la caméra est activée

En revenant sur le menu, il ne nous reste plus qu’à finaliser le paramétrage.

Un coup de "Finish" pour finir
Un coup de « Finish » pour finir

Le Rasperry Pi nous propose gentiment de redémarrer, nous le faisons.

C'est le moment de redémarrer
C’est le moment de redémarrer

Test de la caméra

Normalement, tout est prêt, il ne vous reste plus qu’à essayer de prendre une photo

raspistill -o 1.jpg
  • raspistill : pour prendre une photo
  • -o 1.jpg : pour définir le nom du fichier… qui devrait donc être dans le répertoire /home/pi/1.jpg

Ne vous attendez à aucune réponse, à part le fait qu’il vous rende la main;

Une ligne de commande assez simple pour votre première photo
Une ligne de commande assez simple pour votre première photo

Et vous allez pouvoir aller voir le résultat dans VNC

Demander l'affichage de la photo
Demander l’affichage de la photo

Et ce n’est pas forcément une réussite

  • le cadrage est fait à l’aveugle
  • la mise au point est manuelle
Je ne suis pas un photographe
Je ne suis pas un photographe

Et maintenant

Nous allons voir comment ajouter un écran puis afficher cette image sur cet écran, et nous aurons une belle avancée.

Il est temps d’aller dormir… sudo halt et à bientôt.

Les références

Un site très instructif pour cette page : https://www.raspberrypi.org/learning/getting-started-with-picamera/worksheet/

 


Un Raspberry, ça s’allume et ça s’éteint

C’est fait de tout petit rien…

Plus sérieusement, pour allumer un Raspberry Pi, pas de soucis : vous le brancher sur le courant, il démarre aussitôt… et est accessible en une quinzaine ou vingtaine de secondes.

Par contre, il faut être plus vigilant pour l’éteindre. Un petit peu pour la bonne santé du Raspberry, beaucoup pour celle de la carte microSD.

Explications

Au démarrage, le déclencheur de ce démarrage est le fait d’amener du courant. Le Raspberry Pi se réveille puis va commencer à utiliser la carte microSD. Le processus est maîtrisé, aucun risque.

A l’arrêt, il faut s’assurer que le Raspberry Pi n’est plus en train d’écrire sur la carte microSD avant de débrancher l’alimentation. Parce que dès que vous débranchez, tout s’arrête. Il n’y a pas de petite réserve d’énergie qui permet de finir la tâche en cours. Couper l’alimentation alors que le Raspberry Pi est en train d’écrire sur la carte microSD pourrait réduire la durée de vie de celle-ci… voir la corrompre complètelent (C’est un peu le même principe que celui d’éjecter la clé USB depuis Windows avant de la débrancher du PC.).

Action d’extinction

Si vous êtes en ligne de commande, vous pouvez agir avec la commande

sudo halt

Au bout de quelques secondes, la petite diode verte va arrêter de clignoter, et vous n’aurez plus que la diode rouge qui restera allumée. C’est bon, la verte ne s’allume plus ? Sur ? Et bien vous pouvez débrancher l’alimentation.

Et si vous préférez redémarrer (plutôt que de débrancher rebrancher l’alimentation)

sudo reboot

Si vous êtes sur une interface graphique (OpenElec, Raspbian, …), il va falloir trouver le bouton qui va vous permettre de demander l’extinction du système.

Pensez-y, c’est pour la longévité de votre installation !


Quel matériel utiliser pour se lancer avec un Raspberry Pi ?

Vous souhaitez vous lancer avec un Raspberry mais vous ne savez pas trop vers quel matériel vous orienter, vous ne savez d’ailleurs même pas trop quoi faire ? Alors on va y réfléchir ensemble !

Le coeur : Raspberry Pi

Au 2 novembre 2016, il y a 2 versions de Raspberry Pi commercialisées :

  • Raspberry Pi Zero : c’est une carte « minimaliste » idéale pour tous les projets « objets connectés ».
  • Raspberry PI 3 B : une carte mère beaucoup plus complète qui s’adapte à beaucoup plus de projets.

Ne sachant pas trop vers quel projet vous souhaitez aller, nous vous conseillons la version Raspberry PI 3 B qui va vous permettre d’appréhender plus sereinement différents projets.

Le stockage : Carte SD

Le Raspberry Pi 3 B a besoin d’une carte microSD pour fonctionner. C’est elle qui va servir de disque dur pour stocker tout ce dont vous avez besoin au quotidien.

La taille de la carte :

  • Avec une carte de 4 Go, vous serez très vite limités (Raspbian utilise déjà plus de 4Go), oubliez (4 à 6 euros)
  • Avec une carte de 8 Go, vous allez pouvoir gérer quelques projets mais vous risquez de vous retrouver rapidement coincé (5 à 8 euros).
  • Avec une carte de 16 Go, vous allez commencer à avoir pas mal de liberté, c’est de plus un bon rapport espace / prix (6 à 10 euros).
  • Avec une carte de 32 Go, cela va vous permettre de stocker de nombreuses choses (documents, site web, …). (10 à 20 euros).
  • Avec une carte de 64 Go, ça commence à être sympa pour stocker les films si vous souhaitez faire un lecteur multimédia autonome (15 à 30 euros).
  • Au delà, encore plus de liberté, mais attention, le prix grimpe alors aussi vite que l’espace de stockage.

Pour commencer pour pas trop cher, je vous recommande une carte 16 ou 32 Go, selon vos envies. Elles couvrent quasiment tous les besoins.

La performance de la carte :

Au delà de la taille, la performance de la carte est aussi un élément déterminant qui impactera directement la vitesse de votre Raspberry. L’article Wikipedia est très bien fait à ce sujet.

Visez directement une carte de classe C10 (donc le 10 dans le petit rond, si vous avez bien suivi). Si en plus vous prenez une classe U3 (le 3 dans la boîte), pourquoi pas. Mais ça ne me semble pas indispensable.

Le site Les Numériques vous guide dans le choix de votre carte. Personnellement, j’utilise des cartes comme celles-ci :

microSD Sandisk Ultra
microSD Sandisk Ultra
microSD Samsung Evo+
microSD Samsung Evo+

 

Ca me va bien, la réactivité me semble correcte pour mes besoins.

La puissance : Alimentation

Quasiment tous les Raspberry peuvent être alimentés par un chargeur de téléphone portable, tout du moins vu le format de la prise et la tension (5v). Ces chargeurs sont quasiment tous calibrés pour fournir 500 mA. Mais le Raspberry est un peu gourmand, et il faut peut être prévoir quelque chose d’un peu plus costaud. Les recommandations quant au Raspberry Pi 3 B indiquent une version de 2 500 mA, voire 3 000 mA.

Personnellement j’utilise…

  • le port USB d’un vidéoprojecteur BenQ pour alimenter un Raspberry Pi 1 B+ (média center)
  • le port USB d’une Freebox Revolution pour alimenter un Rasberry Pi 2 B (domotique)
  • et plus proprement, les alimentations de 3 000 mA (ou 3 A) fournies par Aukru (Amazon, …) pour le Raspberry Pi 3 B

La protection : Boitier et dissipateur

Alors là, il y a pléthore de choix. Le boitier va vous permettre de protéger plus sereinement la carte électronique, éviter des courts circuits, ou l’électricité statique. Vous avez peut-être remarqué, dans le lien vers Amazon concernant l’alimentation, il y avait également un boitier. Très simple à monter, il est transparent et permet donc d’admirer les composants. Il y a également des trous pour faire passer d’éventuels câbles…

Ces trous permettent aussi de laisser passer l’air car ça chauffe un Raspberry. Il est déconseillé de laisser les puces dépasser les 70°. C’est pour ça que vous trouverez des kits avec des ventilateurs ou avec des dissipateurs thermiques : des petits radiateur de métal à coller sur les deux puces visibles sur le dessus du Raspberry, et sur le capot métallique de carte microSD. (bientôt des photos!)

Et pour le reste du matériel ?

  • un câble Ethernet pour le brancher sur le réseau et y accéder (avant d’utiliser le WiFi également disponible)
  • un câble HDMI si vous souhaitez utiliser un écran (mais on peut déjà faire plein de chose depuis un autre PC)
  • un clavier et une souris (ou un clavier avec une zone tactile) si vous souhaitez le commander en direct (mais là aussi, on peut déjà faire plein de chose depuis un autre PC)

Vu mes usages actuels, tous les Raspberry sont branchés au réseau en WiFi ou en Ethernet, et j’ai un clavier Logitech K400 qui me permet de prendre la main sur le media center (permettant l’usage du clavier et de la souris).

Si vous avez d’autres besoins, n’hésitez pas à nous contacter !